
Le général à la retraite Lebatt Ould El Maayouf a estimé que les appels en faveur du maintien de La Güera dans le giron mauritanien sont en contradiction avec l’orientation politique suivie par Nouakchott depuis la fin des années 1970. Il a rappelé que la Mauritanie avait signé, en 1979, un accord avec le Front Polisario par lequel elle renonçait officiellement à toute revendication territoriale sur le Sahara occidental.
Dans un article, Ould El Maayouf souligne que la décision de retrait avait été prise par un pouvoir d’exception, sans référendum populaire ni débat institutionnel élargi. Il rappelle également qu’en 1984, la Mauritanie a reconnu officiellement que le Sahara occidental ne constituait pas un territoire mauritanien, une position maintenue par les régimes successifs sans remise en cause fondamentale.
L’auteur s’interroge sur les motivations de ces revendications actuelles, estimant qu’une position politiquement cohérente ne peut relever que de deux options : soit assumer une revendication territoriale claire, portée par les institutions et appuyée par un mandat populaire explicite, soit maintenir la ligne officielle consistant à considérer que ce territoire ne relève pas de la souveraineté nationale et éviter toute implication dans un conflit ne relevant pas des intérêts stratégiques directs du pays.
Il conclut en mettant en garde contre les discours ambigus ou émotionnels, susceptibles d’exposer la Mauritanie à des tensions inutiles, et appelle à une approche historique et politique équilibrée, soucieuse de préserver la stabilité nationale.



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