
L’accord conclu avec Murphy Oil pour les blocs offshore C10 et Tiof relance le débat sur les retombées des hydrocarbures pour la Mauritanie. La compagnie américaine détiendra 90 % des participations et assurera les opérations, contre 10 % d’intérêts portés pour la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH). Les modalités financières de ce portage restent toutefois à préciser.
L’expérience de GTA souligne l’importance de ces conditions. Pour financer sa participation au développement du projet, la SMH a conclu des accords de préfinancement avec BP et Kosmos, remboursables sur ses revenus futurs. Le coût du financement et son remboursement influencent donc directement les recettes nettes disponibles pour la société nationale.
Une autre question concerne la possibilité d’augmenter cette participation. En 2023, les autorités indiquaient que la part mauritanienne dans C10 pouvait atteindre 21 % en phase de production, contre 10 % portés pendant l’exploration. Le maintien de cette possibilité dans le nouveau contrat mérite clarification.
L’évaluation doit également intégrer le partage de la production après récupération des coûts, la fiscalité, les engagements d’investissement et les pouvoirs de contrôle de l’État. Une participation élevée peut générer des revenus importants tout en imposant de lourdes obligations financières.
La publication des contrats et de leurs annexes financières permettrait de mesurer le bénéfice attendu pour la Mauritanie, après déduction des coûts et du service de la dette.



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