Entre le Sénégal et la Mauritanie, c'était bien plus qu'une simple proximité mitoyenne. Ce n'était pas seulement géographique. C'était aussi parental, culturel, voire fusionnel.
Il s'agissait d'une histoire à la fois royale, religieuse et populaire qui s'étendait sur une longue période.
Il est étrange que de nombreux hommes politiques réclament des améliorations techniques à notre processus démocratique sans se rendre compte que ce jeu a été fondamentalement dévoyé.
En tant que jeune nation, la Mauritanie n'a pas eu droit à un état de grâce. Une crise interraciale a stoppé sa dynamique en raison d'une fausse allégation selon laquelle les Négro-Mauritaniens seraient exclus et privés de leurs droits de citoyens à part entière.
En 2005, un changement de régime a eu lieu en Mauritanie. Le gouvernement en place a décrété une amnistie totale pour toutes les affaires jugées, qu'elles soient politiques ou impliquant des tentatives de coup d'État.
Un jour, le président Senghor était profondément contrarié par le président Haidalla, un officier rigide, à la différence du président Mokhtar, un avocat de formation doux et conciliant.
Lorsque les Ouest-Africains cherchaient à explorer d'autres horizons civilisationnels, les Maures étaient là pour contribuer activement à la propagation de la langue et de la culture arabo-musulmane parmi leurs populations.
Notre pays, jadis connu sous le nom de 'pays des Maures', avait suscité de nombreuses convoitises. En plus des Français qui souhaitaient le garder aussi longtemps que possible,