Chaque État était constitué à partir de son noyau central

Au commencement, treize colonies britanniques ont donné naissance aux États-Unis d'Amérique, aujourd'hui avec environ une cinquante États ayant une identité anglo-saxonne, plus précisément ‘’ White Anglo-Saxon Protestant’’, le fameux ‘’Establishment’’.
En France, il y avait bien plus que les Francs, même si la nation est par définition française.
Au Royaume-Uni, il est fréquent de faire une confusion entre les Britanniques et les Anglais en raison des Angles et Saxons qui ont façonné l'identité du pays, alors que les Anglais ne sont pas les seuls au Royaume-Uni ; il y a aussi les Écossais, les Gallois et les Irlandais du nord.
Les États en Afrique noire sont souvent définis comme négro-africains, ce qui en fait leur identité, même s'il y a plus de deux mille ethnies et langues. Donc, une diversité de culture impressionnante, même si Anta Diop parle d’unité culturelle de l'Afrique noire. Mais, dans la plupart des États négro-africains, on observe la prédominance de langues spécifiques. Il en va de même pour le bambara au Mali et le wolof au Sénégal…
Seule la langue peule n’est parlée en Afrique que par ses propres locuteurs, les Haalpularen, bien qu'elle soit présente dans environ quinze pays.
C'est à cause du colonisateur, pas à cause des Beïdanes. Avant la colonisation, ces derniers étaient les propriétaires exclusifs de leur pays, et ils n'avaient pas exigé de la France coloniale de leur trouver un preneur, une ou plusieurs autres ethnies, pour former un futur État à partager, ne préservant que partiellement leur identité et n'employant qu'accessoirement leur langue millénaire.
Peu importe la situation, tant que la chamelle n'est pas baraquée sur sa bosse, les Beïdanes conserveront leur pays et leur identité arabe non tronquée et non altérée. 
Si l'idée de partager les intéressaient, ils n'auraient pas rejeté la proposition des pays arabes les encourageant à établir un État avec leurs frères de sang, les Marocains, une union qui n’allait que consolider et enrichir leur langue et leur identité, désormais reconnues par la Constitution du Royaume chérifien en son article 5.
Que cela soit bien compris par les néo-harkistes, les irrédentistes foutanké et tous les activistes du Fouta Toro.
Ely Ould Sneiba
Le 04 juillet 2026

سبت, 04/07/2026 - 14:44