L’or en Mauritanie : des revenus importants et une économie en quête de diversification

Au cours des dernières années, l’or a pris une place croissante dans l’économie mauritanienne, devenant l’une des principales sources de devises aux côtés des exportations de minerai de fer. Dans un contexte marqué par les fluctuations des marchés internationaux et la hausse des prix des métaux précieux à certaines périodes, ce secteur a contribué à soutenir les exportations et à améliorer les équilibres extérieurs.

 

Dans ce cadre, le rapport de la Banque mondiale sur la situation économique de la Mauritanie souligne que le secteur aurifère constitue désormais l’un des piliers des exportations minières du pays, contribuant au renforcement des réserves en devises et à l’amélioration de la balance des paiements.

 

 

Un secteur dominé par l’exploitation industrielle

 

 

La production d’or en Mauritanie repose principalement sur l’exploitation minière industrielle, en particulier autour de la mine de Tasiast, l’un des plus importants projets miniers du pays. L’expansion des activités de production au cours des dernières années a permis d’accroître les volumes exportés et de renforcer les revenus générés par le secteur.

 

L’État bénéficie de cette activité à travers plusieurs mécanismes, notamment les redevances minières, l’impôt sur les bénéfices et diverses taxes liées aux activités d’exploitation.

 

 

Une source essentielle de devises

 

 

Le rapport indique que les exportations d’or représentent aujourd’hui une part importante des exportations mauritaniennes, contribuant à l’approvisionnement du pays en devises nécessaires pour financer les importations et soutenir les équilibres extérieurs.

 

Dans une économie qui dépend largement des importations de biens essentiels et de produits énergétiques, les revenus tirés de l’or jouent un rôle important dans la consolidation des réserves en devises.

 

 

Un secteur dépendant des marchés internationaux

 

 

Malgré son importance croissante, le rapport de la Banque mondiale rappelle que les revenus du secteur aurifère restent étroitement liés à l’évolution des prix sur les marchés internationaux.

 

Lorsque les prix de l’or augmentent, les recettes d’exportation et les revenus publics progressent. À l’inverse, une baisse des prix peut réduire la contribution du secteur à l’économie nationale.

 

Cette dépendance illustre la vulnérabilité des économies fondées sur l’exploitation des ressources naturelles face aux fluctuations des marchés mondiaux.

 

 

Entre opportunités et limites pour la diversification

 

 

Selon le rapport, le secteur de l’or constitue une opportunité importante pour soutenir l’économie mauritanienne, mais il ne peut à lui seul assurer la diversification de l’économie.

 

Par nature, l’activité minière est intensive en capital mais relativement limitée en termes d’emplois, comparée à des secteurs comme l’agriculture, l’industrie ou les services.

 

C’est pourquoi le rapport insiste sur l’importance d’utiliser les revenus issus des ressources naturelles pour financer l’investissement dans des secteurs productifs capables de générer davantage d’emplois et une croissance plus durable.

 

 

La gestion des ressources naturelles

 

 

La Banque mondiale souligne également que la réussite des pays riches en ressources naturelles ne dépend pas seulement de l’ampleur de ces ressources, mais surtout de la manière dont leurs revenus sont gérés et investis.

 

Une gestion efficace des revenus tirés de l’or peut contribuer à financer les infrastructures, l’éducation et les services publics, transformant ainsi la richesse minière en développement économique à long terme.

خميس, 12/03/2026 - 12:53