
Nos couleurs, notre drapeau, sont le symbole de notre nation, de notre existence en tant qu'État et de notre unité au sein de cet État, de cette République. Dans son article 8, la Constitution a déjà défini cette bannière en ces termes :
‘’ L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile de couleur or sur fond vert, portant, sur chaque côté, une bande horizontale, rectangulaire de couleur rouge’’.
Il n'y a plus aucune possibilité de confusion dans ce cas, à moins d'être déterminé à violer la loi de la République, d'autant plus qu'il existe une loi portant protection des symboles nationaux et incrimination des atteintes à l’autorité de l’État et à l'honneur du citoyen.
Selon cette loi, toute personne ayant porté atteinte à l'autorité de l'État et à ses symboles sera passible d'une peine d'emprisonnement de deux à quatre ans.
Voilà qui est clair.
Il y a peu de temps encore, un individu a été incarcéré pour avoir demandé la sécession des régions du nord, qui sont riches en ressources minières et où la population est marginalisée, prétendait-il.
Qu'adviendra-t-il alors si le chef d'un mouvement sécessionniste et ouvertement raciste réussit à sillonner Nouakchott en arborant les couleurs de son organisation ?
N'est-ce pas que l'égalité devant la loi est un principe fondamental de la démocratie et de la république ?
On ne comprend pas. Les FLAM intègrent la lutte armée dans leur doctrine. Ils avaient déjà combattu l'État, collaboré avec l'ennemi, en l'occurrence le Sénégal, pendant le conflit de 1989, et se rendent à Nouakchott comme si rien ne s'était passé !
En tout cas, la provocation en politique n'est jamais gratuite. Si l'on y fait appel, c'est qu'il y a un objectif qui vaut la peine, le risque encouru.
Que cherchent les FLAM à provoquer en ce moment précis où le Mali voisin est en flammes ?
Ely Ould Sneiba
Le 26 avril 2026



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